Discours
Discours de Laurent Hénart à Pont à Mousson le 7 mars 2009
Extraits

Cela fait déjà neuf mois, que je visite les territoires, que je croise des personnes des Vosges, de Moselle, de Meuse, et de Meurthe-et-Moselle. Je suis heureux de vous retrouvez ici, et je sens que si vous êtes là, ce n’est pas seulement parce que vous avez des questions à poser, mais aussi parce que vous avez envie de gagner, en tout cas de signer le contrat avec nous sur une année de combat acharné et d’engagement pour la Lorraine.

On sait très bien qu’aujourd’hui les Français n’ont plus qu’une seule obsession, celle de l’activité économique, celle du redémarrage de l’économie, celle de leur emploi, du leur bien sûr mais aussi de celui de leurs enfants, de leurs voisins, de leur territoire. Cette question de l’emploi sera l’alpha et l’oméga du débat politique pendant les deux années à venir. Qui a une vision économique ? Qui soutient l’activité ? Il ne faut pas qu’on ait d’un côté des employeurs qui disent qu’ils ne trouvent pas de salariés, et de l’autre côté des chômeurs toujours plus nombreux. Et cela, c’est clairement une compétence de la région (…).

La Lorraine ne se résume pas au million de Lorrains qui vivent dans ce fameux sillon lorrain. C’est pourquoi je vous propose de construire non seulement un projet lorrain qui réponde aux attentes de société des Lorrains, autour de l’emploi, de la formation, et à travers la formation, aux  sujets qui touchent à l’enfance, à la dépendance, aux enjeux de l’hospitalisation à domicile, au handicap ;  mais qu’on ait aussi parallèlement un pacte pour les territoires de Lorraine. Car si le sillon lorrain est le levier, il n’est qu’un le levier ; un levier pour que tous les territoires profitent de l’engagement, des moyens, de la force politique de la région Lorraine pour se développer. C’est l’enjeu prioritaire de toute la Lorraine que de réussir à forger des solidarités, des politiques concrètes et une communauté de destin avec le Luxembourg, la Wallonie, avec la Sarre, avec la Rhénanie-Palatinat. Et de ce côté-là, je n’ai pas vu beaucoup Jean-Pierre Masseret faire l’ambassadeur de Lorraine de l’autre côté de la frontière. On peut le regretter. On peut lui demander de réagir vite. Et s’il ne le fait pas il faut que nous, nous réagissions rapidement parce que ces pays sont aussi touchés par la crise, et je vous rappelle qu’il y a dans notre région autant de travailleurs frontaliers qu’il y a aujourd’hui de travailleurs inscrits au Pôle emploi.

Ce que je veux aujourd’hui c’est que cela change. On a fait un choix de changement au niveau national avec le Président Nicolas Sarkozy, mais il faut que ça change plus vite et mieux pour les Lorraines et les Lorrains ici dans notre région. Cela  dépend de nous et des élections régionales. C’est le sens de mon engagement et de celui que je vous propose de réussir à transformer l’espoir exprimé aujourd’hui en victoire dans un an.

Vive la Lorraine, Vive la République et Vive la France.